Pour aller à l’essentiel : maîtriser quelques expressions locales comme la fameuse « yapa » ou le doux « caserita » change tout au périple. Cet effort linguistique brise la glace instantanément et témoigne d’un profond respect envers les Boliviens. Dans ce pays aux 36 langues officielles, oser un mot en quechua reste le sésame ultime pour des échanges chaleureux. 🇧🇴
Vous redoutez de rester muet face à un chauffeur de minibus ou de passer pour un touriste distant en ignorant les codes de politesse locaux ? Rassurez-vous, nous avons compilé le vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie afin de transformer chaque interaction maladroite en un échange chaleureux et mémorable. Des secrets pour négocier votre « yapa » avec le sourire aux expressions argotiques qui surprendront les Boliviens, ce guide pratique vous donne toutes les clés pour briser la glace et vivre une immersion totale au cœur des Andes 🇧🇴.
- Les bases pour briser la glace et ne pas passer pour un touriste perdu
- Parler comme un local : le jargon bolivien pour se fondre dans le décor
- Se déplacer en Bolivie : le vocabulaire du transport
- Au restaurant et au marché : commander sans stress
- Gérer les pépins et les urgences : les phrases qui sauvent
- Les questions pratiques du quotidien : du distributeur aux toilettes
- Au-delà de l’espagnol : un geste vers le quechua et l’aymara
- Pour aller plus loin : créer du lien et comprendre la culture
Les bases pour briser la glace et ne pas passer pour un touriste perdu

Saluer comme il se doit, à toute heure
On pense souvent qu’un simple « Hola » suffit partout, mais c’est une erreur de débutant. En Bolivie, adapter sa salutation au moment précis de la journée est une marque de respect qui change tout.
Le matin, lancez un franc Buenos días pour bien démarrer. L’après-midi, passez au Buenas tardes, et finissez par Buenas noches le soir. Pour faire plus local, « Buen dia » fonctionne aussi super bien.
Au moment de partir, le standard absolu reste Hasta luego. C’est l’équivalent exact de notre « au revoir », même si on ne recroisera jamais la personne.
La politesse, votre meilleur passeport
Si vous ne retenez que deux éléments de ce vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie, c’est ça : Por favor et Gracias. Ces mots ouvrent littéralement toutes les portes 🔑.
Quand on vous remercie, répondre De nada est le réflexe basique à avoir. Mais on a adoré l’usage de « con gusto » (avec plaisir), une alternative beaucoup plus chaleureux et fréquente.
Dans la foule des marchés, un petit Discúlpeme ou « permiso » est toujours apprécié pour se frayer un chemin poliment sans bousculer.
Se présenter en quelques mots
Les Boliviens sont curieux, alors attendez-vous à entendre souvent : ¿Cómo te llamas?. C’est l’entrée en matière classique pour briser la glace lors d’une rencontre au détour d’une rue.
La réponse est simple et efficace : Me llamo [votre prénom]. Pour ne pas couper court à l’échange, renvoyez la balle avec un « ¿Y tú? » ou le plus formel « ¿Y usted? ».
On vous demandera aussi d’où vous venez. Dites simplement Soy de Francia ou Soy francés / francesa. Ça lance souvent la discussion sur l’Europe en prime.
Quand on ne comprend rien : avouer sans paniquer
Ça nous est arrivé plein de fois : le vide total face à un interlocuteur. Dites juste No entiendo. C’est la base pour éviter les malentendus gênants, et il n’y a aucune honte 😅.
Tentez votre chance avec un ¿Habla francés / inglés?, mais attention à ne pas trop miser dessus. En dehors des zones très touristiques, l’anglais est très peu parlé par les locaux.
Si ça va trop vite, demandez simplement « Más despacio, por favor ». Les gens ralentiront le débit avec le sourire.
Parler comme un local : le jargon bolivien pour se fondre dans le décor
Maintenant que vous avez les bases de survie, passons à la vitesse supérieure avec ce vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie. Pour vraiment connecter avec les Boliviens, il faut comprendre leurs petites expressions bien à eux.
Caserita et yapa : les secrets du marché
Au marché, si on vous lance un « ¡Hola caserita! », ne soyez pas surpris 🍅. C’est un terme affectueux que les vendeurs utilisent pour une cliente fidèle. Si on vous appelle ainsi, c’est vraiment bon signe ! Vous pouvez même l’utiliser en retour.
Ensuite, il y a la fameuse yapa, ou yapita pour les intimes. C’est ce petit extra gratuit, ce bonus que le vendeur vous offre spontanément. C’est un pur geste de sympathie.
On vous conseille de demander gentiment « ¿Y la yapita? » après un achat. Au mieux, vous aurez un petit bonus gourmand. Au pire, vous récolterez un grand sourire complice.
La magie des diminutifs en -ito et -ita
Les Boliviens adorent ajouter les suffixes -ito ou -ita à la fin de presque tous les mots. Ce n’est pas pour parler de taille. Ça adoucit instantanément n’importe quelle conversation.
Prenons des exemples concrets : « un momento » devient souvent un momentito. De même, « ahora » se transforme en ahorita, qui peut vouloir dire « tout de suite » ou bien… « dans un petit moment ».
En fait, c’est une marque de gentillesse et de familiarité, pas une question de taille. C’est purement affectif.
Le mot « gringo » : faut-il s’en offusquer ?
Il faut démystifier le terme gringo ou gringa dès maintenant. En Bolivie, il désigne simplement un étranger, souvent blanc et non hispanophone. Ce n’est qu’une description factuelle. On l’entend vraiment très souvent là-bas.
Rassurez-vous tout de suite, ce n’est pas une insulte. On l’entend partout dans la rue, sans aucune connotation péjorative dans la plupart des cas. C’est juste une habitude locale.
Le prendre avec le sourire est la meilleure des réactions 😄. Ça montre qu’on a bien compris les codes locaux.
Expressions du quotidien à connaître absolument
À La Paz, vous entendrez forcément le fameux ¡YAaaaaa! C’est une exclamation typique qui exprime la surprise ou l’ironie. Les locaux l’utilisent souvent pour se moquer gentiment d’une blague. C’est très drôle à entendre.
Vous entendrez aussi « No hay », souvent crié par les chauffeurs de minibus pressés. Ça veut dire « il n’y a plus de place ». C’est souvent accompagné d’un geste de la main 🚐.
En Bolivie, un simple achat n’est pas une transaction froide. C’est une relation où la ‘yapa’ symbolise la confiance et la ‘buena onda’ partagées.
Se déplacer en Bolivie : le vocabulaire du transport
Une fois que vous maîtrisez ce vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie, il faut bien bouger. Le transport ici est une aventure en soi, et croyez-nous, connaître ces quelques phrases vous sauvera la mise plus d’une fois.
Prendre le bus, le minibus ou le trufi
Le bus règne en maître sur les routes boliviennes. Pour éviter de finir à l’autre bout de la ville par erreur, la question de base reste : ¿Este autobús va a Cochabamba? Simple et terriblement efficace.
Pour les longs trajets, direction le « terminal de buses », véritable fourmilière. C’est là qu’on négocie parfois, alors on demande toujours : ¿Cuánto cuesta un boleto a La Paz? Les prix varient, préparez donc votre meilleur espagnol.
Un détail qui change tout : demandez toujours si le trajet est « directo ». S’il y a des arrêts, la différence de temps est énorme.
Horaires et billets : s’y retrouver
Vous ne voulez surtout pas rater votre départ à cause d’un malentendu sur l’horaire. La phrase magique est : ¿A qué hora sale el autobús? Soyez précis, les horaires sont parfois… flexibles.
On vous répondra souvent : « Sale a las diez de la mañana ». Attention aux nuances entre « mañana », « tarde » et « noche ». Une erreur de vocabulaire ici, et c’est une nuit à attendre sur un banc glacé.
Un conseil d’ami : achetez votre « boleto » un peu à l’avance pour les trajets populaires. Attendre la dernière minute est souvent un pari risqué.
Demander son chemin comme un pro
On se perd souvent dans les ruelles, c’est normal. Commencez par un poli « Disculpe », puis lancez : ¿Dónde está la estación? Les locaux sont généralement ravis d’aider un voyageur égaré.
Il faut capter la réponse du tac au tac : « a la derecha », « a la izquierda » ou « todo recto ». Si on vous dit « en la esquina », cherchez simplement le coin de rue. C’est du vocabulaire de survie.
Retenez bien le mot cuadra. C’est l’unité de mesure locale : « A dos cuadras » signifie juste à deux rues d’ici.
Phrases utiles pour tous les transports
Voici un petit mémo pratique qu’on gardait toujours sous la main pour gérer les situations les plus courantes dans les transports boliviens.
- ¿Cuánto cuesta hasta el centro? : Combien ça coûte pour aller au centre ? Indispensable avant de monter en taxi.
- ¿Para en la plaza? : Est-ce que ça s’arrête à la place ? Utile pour les minibus.
- ¡Bajo en la esquina! : Je descends au coin ! À crier fort au chauffeur.
- Me gustaría ir a… : Je voudrais aller à… Une formule plus polie.
- ¿Es seguro? : Est-ce sûr ? Une question légitime, surtout la nuit.
Au restaurant et au marché : commander sans stress
Voyager, c’est aussi goûter. Et pour ça, il faut savoir commander. Voici le lexique pour vous régaler dans les restaurants et sur les marchés animés de Bolivie.
Les formules magiques au restaurant
En entrant ou en sortant, on lance un chaleureux ¡Provecho! aux autres tables. C’est une coutume locale qu’on a adorée et qui change tout. Ça brise la glace instantanément avec les locaux.
Pour commander, le simple « Quisiera… » nous a sauvés maintes fois au début. Si vous hésitez devant le menu, la question ¿Qué me recomienda? reste la meilleure option. On a découvert des pépites culinaires.
À la fin du repas, il faut impérativement réclamer La cuenta, por favor au serveur. L’addition n’arrive jamais seule sur la table ici. C’est à vous de faire le premier pas, toujours.
Attention, ça pique ! Gérer le « picante »
La cuisine bolivienne peut surprendre par son feu, croyez-en notre expérience. Avant de commander, on demandait toujours au serveur : ¿Este plato es picante?. Mieux vaut prévenir que guérir avec nos palais non habitués.
Pour les estomacs sensibles, il faut retenir Sin picante, por favor par cœur pour survivre 🌶️. Sinon, tentez le « con poco picante » pour goûter. Ça nous a évité quelques sueurs froides durant le séjour.
Souvent, la fameuse « llajwa » arrive à part dans un petit bol sur la table. On peut donc doser soi-même l’intensité du piment.
Boissons, santé et Pachamama
Au moment de trinquer avec un sonore ¡Salud!, on a observé un rituel précis et surprenant. Avant la toute première gorgée, on verse quelques gouttes d’alcool au sol. C’est un geste automatique ici.
Ce don symbolique est une offrande directe à la Pachamama, la Terre-Mère andine. On la remercie ainsi pour ce moment de partage. Ça nous a semblé très touchant de respecter cette tradition millénaire.
Côté soif, demandez una cerveza bien fraîche ou simplement un vaso de agua pour s’hydrater. Les amateurs de fruits frais préféreront commander « un jugo ».
Vocabulaire alimentaire indispensable
Voici le Vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie, un vrai kit de survie pour manger. Ces phrases basiques nous ont servis quotidiennement pour ne jamais rester sur notre faim.
Gardez cette liste sous la main :
- Tengo hambre / Tengo sed : J’ai faim / J’ai soif.
- Soy alérgico/a a… : Je suis allergique à… (très important).
- El desayuno, el almuerzo, la cena : Le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner.
- ¿Aceptan tarjetas de crédito? : Acceptez-vous les cartes de crédit ? (La réponse est souvent « No, solo efectivo » – Non, seulement en espèces).
- Para llevar, por favor : À emporter, s’il vous plaît.
Gérer les pépins et les urgences : les phrases qui sauvent
On ne va pas se mentir, les galères font partie du voyage. Mais connaître le vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie peut transformer une grosse frayeur en simple anecdote. Voici votre kit de survie verbal.
Quand la santé flanche : médecin et pharmacie
Ça nous est arrivé après un repas douteux, c’est la base. Dites simplement Me siento mal ou « No me siento muy bien » pour alerter les locaux. C’est clair et direct.
Si ça ne passe pas, il faut agir vite. Demandez : ¿Dónde puedo encontrar una farmacia? pour les petits bobos. Si c’est plus sérieux, foncez avec : ¿Dónde está el hospital más cercano?.
Retenez bien ces mots qui sauvent la mise : médico/médica, medicamentos et surtout me duele pour localiser la douleur.
Appeler à l’aide et signaler un danger
Parfois, l’adrénaline monte et on oublie tout, mais ce mot doit sortir tout seul. Criez ¡Ayuda! pour attirer l’attention. En cas de pépin critique, hurlez ¡Necesito ayuda!.
Pour avertir les autres d’un risque imminent, lancez un ¡Atención! bien sonore. Le mot Peligro écrit sur un panneau doit aussi vous faire faire demi-tour illico.
En prime, le terme Emergencia est universel et compris par tout le monde, même dans les coins reculés.
Je suis perdu(e) : retrouver son chemin
Ça arrive même aux meilleurs, surtout dans les ruelles labyrinthiques de La Paz. Avouez-le simplement : Estoy perdido / perdida selon votre genre. Les Boliviens sont souvent très aidants.
Une fois l’aveu fait, il faut bien rentrer au bercail. Abordez quelqu’un poliment : « Disculpe, estoy perdido. ¿Dónde está el hotel [nom de l’hôtel]? ». C’est la phrase magique pour se faire guider.
Petite astuce de vieux routards : gardez toujours l’adresse de votre logement notée sur un papier dans votre poche.
Problèmes administratifs : passeport et police
On touche du bois, mais si vos papiers disparaissent, direction le poste de police. Demandez la « estación de policía » le plus vite possible. Le mot clé à marteler est pasaporte.
Face à l’agent, soyez clair et allez droit au but pour gagner du temps. Dites fermement : « Necesito denunciar un robo« . C’est formel, certes, mais indispensable pour la procédure.
Un conseil en or : ayez toujours une photocopie de votre passeport planquée ailleurs que l’original.
Les questions pratiques du quotidien : du distributeur aux toilettes
Après avoir géré les urgences médicales, revenons aux petites questions de tous les jours. Celles qui semblent triviales, mais qui, sans le bon vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie, peuvent devenir un vrai casse-tête logistique.
L’argent : payer et retirer
La phrase reine, celle que vous répéterez cent fois par jour au marché ou dans le bus : ¿Cuánto cuesta? (Combien ça coûte ?). C’est simple, efficace et ça évite les mauvaises surprises au moment de payer l’addition.
Quand le cash venait à manquer, on cherchait souvent une machine. Pour trouver un distributeur, demandez : ¿Hay un cajero automático cerca? (Y a-t-il un distributeur automatique à proximité ?). Le mot banco (banque) est aussi utile pour se faire comprendre rapidement.
Sachez que le paiement en espèces (efectivo) est roi en Bolivie, surtout en dehors des grandes villes et des hôtels chics où la carte est refusée.
La question la plus importante : où sont les toilettes ?
C’est la phrase de survie par excellence lors de nos longs trajets en bus : ¿Dónde está el baño? (Où sont les toilettes ?). Personne ne vous jugera, c’est une demande universelle et urgente 🚽.
On nous répondait souvent par un geste vague ou « allí » (là-bas), voire « al fondo » (au fond). Le mot baño est universellement compris, même dans les coins les plus reculés de l’Altiplano où les installations sont basiques.
Pensez à garder un peu de monnaie sur vous, car les toilettes publiques sont fréquemment payantes et ne rendent pas la monnaie.
Le temps qui passe : l’heure et les jours
Les horaires sont parfois flexibles, mais pour demander l’heure, c’est simple : ¿Qué hora es? (Quelle heure est-il ?). Ça nous a souvent permis de savoir si on avait raté le dernier collectivo.
Pour organiser nos excursions, on jonglait avec ce vocabulaire temporel de base : Hoy (aujourd’hui), mañana (demain), et ayer (hier). C’est extrêmement utile pour planifier vos visites sans vous emmêler les pinceaux avec les guides locaux.
On utilisait aussi tout le temps ¿Cuándo? (Quand ?) qui est une question fondamentale pour organiser ses journées et ses transports à travers le pays.
Exprimer ses goûts et ses envies
Devant les paysages grandioses ou un plat savoureux, pour dire que vous adorez quelque chose : Me encanta. C’est fort et positif, et les Boliviens apprécient vraiment cet enthousiasme sincère de la part des voyageurs.
À l’inverse, il faut savoir dire stop poliment. Pour exprimer que vous n’aimez pas : No me gusta. C’est poli mais clair. C’est très utile si on vous propose quelque chose que vous ne voulez vraiment pas manger.
Ajoutez « Me gustaría… » (J’aimerais…) pour formuler un souhait ou une envie de manière douce, ça passe toujours mieux.
Au-delà de l’espagnol : un geste vers le quechua et l’aymara
L’espagnol vous sortira de toutes les situations, c’est certain. Mais la Bolivie est un État plurinational. Apprendre quelques mots des langues originaires, c’est plus qu’un gadget, c’est un pont.
Pourquoi faire cet effort ?
La Bolivie reconnaît officiellement 36 langues, une diversité incroyable qui définit le pays. Le quechua et l’aymara dominent largement après l’espagnol, surtout dans les campagnes et les Andes. C’est un complément précieux au vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie.
Dire quelques mots dans la langue locale n’est pas attendu par les habitants, c’est vrai. Pourtant, c’est un signe de respect immense pour leur culture et leur histoire. On l’a ressenti à chaque échange.
Cela peut transformer une interaction banale en un moment fort. Un simple mot provoque des sourires et crée une connexion instantanée. 😊
Quelques mots de base en quechua
Le quechua est la langue de l’Empire Inca, encore très vivante aujourd’hui. Pour saluer, lancez un joyeux Allinllachu (prononcé a-yine-ya-tchou), qui signifie simplement « comment ça va ? ». C’est magique pour briser la glace.
Pour la suite, notez ces mots très utiles : Arí (Oui), Manan (Non), et l’essentiel Yusulpayki (Merci). La prononciation peut être difficile au début, on ne va pas se mentir. Mais l’effort est ce qui compte vraiment.
Vous entendrez surtout cette langue résonner dans les régions de Cochabamba, Sucre et Potosí. C’est là que le quechua bat son plein.
Quelques mots de base en aymara
L’aymara est la langue prédominante sur l’Altiplano, tout autour du lac Titicaca et dans l’effervescence de La Paz. Pour dire bonjour, on peut utiliser Kamisaraki (Comment vas-tu ?). Les locaux adorent quand on essaie.
Voici les équivalents à connaître : Jisa (Oui), Janiwa (Non), et Yuspagara (Merci). La sonorité est assez gutturale, ça surprend un peu la première fois. C’est une gymnastique, mais c’est fascinant.
Même en se trompant, l’intention sera comprise et très appréciée par les locuteurs. Ne soyez pas timides, lancez-vous ! 😉
Un lexique comparatif pour s’y retrouver
On vous a préparé une petite liste comparative pour mémoriser plus facilement les mots de base dans les trois langues principales. C’est pratique pour s’y retrouver rapidement.
- Bonjour : Hola (Espagnol) / Allinllachu (Quechua) / Kamisaraki (Aymara)
- Merci : Gracias (Espagnol) / Yusulpayki (Quechua) / Yuspagara (Aymara)
- Oui : Sí (Espagnol) / Arí (Quechua) / Jisa (Aymara)
- Non : No (Espagnol) / Manan (Quechua) / Janiwa (Aymara)
Pour aller plus loin : créer du lien et comprendre la culture
Vous savez maintenant vous débrouiller dans presque toutes les situations. Mais si vous voulez que votre voyage passe de « super » à « inoubliable », il faut oser aller un peu plus loin que les simples transactions.
Engager une conversation simple
Pour démarrer, une question simple sur l’origine fonctionne toujours : ¿De dónde eres? (D’où viens-tu ?). C’est une excellente base pour briser la glace rapidement. 🇧🇴
Ensuite, enchaînez avec des phrases pour parler de vous : « Soy de Francia », ou précisez simplement « Estoy de viaje » (Je suis en voyage). N’hésitez surtout pas à ajouter « Me gusta mucho Bolivia » (J’aime beaucoup la Bolivie), ça fait toujours sourire.
La question ¿Qué tal? est une version bien plus informelle et amicale de « ¿Cómo estás? » (Comment vas-tu ?). C’est le top pour paraître moins touriste.
La perception andine du temps
On aborde ici un concept culturel fascinant qui nous a vraiment marqués sur place. Dans la cosmovision andine, la perception du temps est totalement inversée par rapport à la nôtre.
Le passé (« ayer ») se trouve devant. À l’inverse, le futur (« mañana ») est situé derrière nous, car on ne peut pas le voir arriver.
Dans les Andes, le futur est derrière nous, car on ne peut pas le voir. Le passé est devant, visible et connu. Une philosophie qui change toute votre perspective.
Les jours de la semaine
Il faut connaître la liste des jours, car c’est indispensable pour réserver un bus, un hôtel ou comprendre les jours de marché. C’est le vocabulaire incontournable pour votre voyage en Bolivie.
Retenez bien ces bases pour vos plannings : Lunes (lundi), martes (mardi), miércoles (mercredi), puis on continue avec jueves (jeudi) et enfin viernes (vendredi). On s’y fait très vite une fois sur la route, croyez-nous sur parole.
Ajoutez aussi sábado (samedi), domingo (dimanche) et l’expression el fin de semana (le week-end). C’est le moment de souffler.
Répondre à « comment ça va ? »
Face à la question ¿Cómo estás?, la réponse classique reste souvent « Estoy bien, gracias. ¿Y tú? ». C’est la formule standard et polie qu’on apprend partout avant de partir.
Mais pour faire vrai, voici une réponse plus locale et nuancée : Bien, no más. Ça veut dire « Bien, sans plus », une façon humble de dire que ça va, sans exubérance mal placée. On l’a souvent entendue là-bas.
Cette nuance est typique de la pudeur et de la retenue andines. C’est une petite clé culturelle précieuse.
Avec ce petit lexique en poche, nous sommes persuadés que votre aventure bolivienne prendra une toute autre saveur. Au-delà des mots, c’est votre effort qui décrochera les plus beaux sourires. Alors, n’ayez pas peur de vous lancer et de pratiquer, même maladroitement ! Bon voyage au cœur des Andes ! 🇧🇴✨