Fatigué des sommets surpeuplés ? L’ascension Chachacomani Bolivie vous propose une aventure authentique et moins fréquentée en plein cœur de la Cordillère Royale, où chaque pas raconte une histoire de résilience et de majesté. Ce récit détaillé vous guide depuis la vallée de Cruz Pampa jusqu’au sommet à 6074 mètres, en passant par les camps de base et haut, en dévoilant les étapes clés et les défis techniques. Découvrez comment surmonter les crevasses, les pentes raides jusqu’à 45 degrés et profiter d’une vue panoramique époustouflante sur le lac Titicaca et la Cordillère Royale.
- Chachacomani : un sommet de 6000 mètres accessible dans la Cordillère Royale
- L’approche depuis la vallée de Cruz Pampa : entre bofedales et paysages d’altitude
- La montée vers le camp haut : l’acclimatation finale sur le glacier
- Le jour du sommet : 800 mètres de dénivelé sur les glaces du Chachacomani
- Préparation, descente et notes finales pour l’expédition

Chachacomani : un sommet de 6000 mètres accessible dans la Cordillère Royale
Un géant méconnu de Bolivie
Le Chachacomani (6074 m) dans la Cordillère Royale bolivienne est peu fréquenté. Situé près du Lac Titicaca, il offre une vue spectaculaire. Première ascension en 1947 par le Dr. Federico Fritz. Contrairement à l’Illimani ou l’Ancohuma, cet itinéraire sauvage échappe aux foules, offrant une expérience authentique pour les alpinistes expérimentés.
Un défi physique plus que technique
Cotée PD/III, l’ascension est surtout physique en raison de l’altitude. Départ de Cruz Pampa (4480 m) : 3h vers Camp de Base (4470 m), puis 3h30 au Camp Haut (5100-5130 m) sur glacier. Le jour du sommet, 6h d’escalade (800 m de dénivelé) sur des pentes à 45°, traversant des crevasses et une arête glaciaire. Retour au Camp de Base puis descente vers La Paz le lendemain.
Équipement indispensable : crampons, veste Gore-Tex, lunettes de glacier. Acclimatation à La Paz cruciale via « monter haut, dormir bas ». Seules quelques expéditions réussissent par an. Une mauvaise acclimatation augmente considérablement le risque de mal des montagnes.
L’approche depuis la vallée de Cruz Pampa : entre bofedales et paysages d’altitude
Le point de départ : Alto Cruz Pampa (4450 m)
Le trek débute à Alto Cruz Pampa (4450 m). Après 3h de route depuis La Paz, ce village devient le point de départ. Les muletiers chargent l’équipement (tentes, cordes, nourriture) sur des ânes. L’air raréfié active immédiatement l’acclimatation. Les paysages arides et les sommets enneigés de la Cordillère Royale annoncent les défis de l’ascension. Une vue panoramique sur les glaciers prépare mentalement les alpinistes. Des vérifications techniques finales sont effectuées avant l’engagement dans la vallée.
La traversée des bofedales, un écosystème andin unique
La première étape traverse les bofedales, écosystèmes andins caractérisés par des mousse humide et des tourbières. Le terrain spongieux exige une marche prudente pour éviter de s’enliser. La végétation endémique, comme la Distichia muscoides, régule l’eau et soutient la biodiversité. Ces zones humides stockent l’eau de fonte des glaciers, essentielle en saison sèche. Leur verdure attire des oies des Andes et des vigognes, ajoutant une dimension sauvage à l’expédition.
L’arrivée au camp de base (4470 m)
Après 3h de marche, le camp de base est installé à 4470 m. Ce site comprend une tente cuisine et des zones de camping plates, idéales pour l’acclimatation initiale. Un ruisseau proche fournit une source d’eau potable. La nuit passée ici est cruciale pour s’adapter avant l’escalade du glacier. Les températures nocturnes sous zéro renforcent l’importance d’un équipement technique adapté, préparant physiquement les alpinistes aux étapes suivantes.
- Départ : Alto Cruz Pampa (4450 m)
- Terrain : bofedales (zones humides)
- Durée : 3h
- Arrivée : Camp de base (4470 m)

La montée vers le camp haut : l’acclimatation finale sur le glacier
Progression vers le col et le début du glacier
Depuis le camp de base à 4470 m, progression vers le nord-ouest traverse une vallée luxuriante. Après environ 1 km, un ruisseau serpente à 4700 m. Le sentier devient raide et rocailleux. Franchir le col avant le glacier exige une attention particulière. Montée exigeante avec rochers instables et météo changeante.
Installation du camp haut à 5130 mètres
Camp haut (5130 m) crucial pour l’acclimatation. Alpinistes reposent et s’hydratent avant l’assaut final. Mauvaise préparation compromet ascension sommet (6074 m). Altitude élevée nécessite gestion rigoureuse oxygène et temps. Camp offre refuge stratégique avant effort final. Température glaciale, équipement adapté nécessaire.
| Étape | Altitude | Durée estimée | Description |
|---|---|---|---|
| Approche Camp de Base (Départ: Alto Cruz Pampa, Arrivée: Camp de Base) | 4480 m → 4470 m | ~3 heures | Marche à travers la vallée et les bofedales |
| Montée Camp Haut (Départ: Camp de Base, Arrivée: Camp Haut) | 4470 m → 5130 m | ~3 heures | Progression vers le glacier via un col |
| Jour du Sommet (Départ: Camp Haut, Arrivée: Sommet) | 5130 m → 6074 m | ~6 heures | Ascension glaciaire, crevasses, plateaux et arêtes techniques à 45° |
| Descente (Départ: Sommet, Arrivée: Camp de Base) | 6074 m → 4470 m | Variable | Retour par le même itinéraire |
Le jour du sommet : 800 mètres de dénivelé sur les glaces du Chachacomani
Le départ nocturne et la longue montée glaciaire
Le départ nocturne commence souvent à 2h du matin, sous la lumière des frontales. Cette phase initiale traverse le glacier pendant environ 3 heures. Ensuite, une longue traversée de plateaux glaciaires s’étend sur 3 heures supplémentaires. L’endurance physique est essentielle pour surmonter cette étape exigeante. Les conditions glaciaires exigent une vigilance constante.
Les défis techniques : crevasses et pentes raides
La navigation entre les crevasses au pied de l’arête du Chachacomani requiert une prudence extrême. Les pentes orientées à l’est se redressent jusqu’à 45 degrés, représentant le passage le plus technique. Chaque pas doit être calculé pour assurer la sécurité. La moindre erreur pourrait être fatale.
Les cordes et crampons sont indispensables pour traverser ces zones instables. Une erreur de jugement peut entraîner une chute mortelle. L’acclimatation préalable est cruciale pour maintenir l’énergie durant cette ascension exigeante. Les guides soulignent l’importance de cette étape.
L’arrivée au sommet à 6074 mètres et la récompense panoramique
Atteindre le sommet à 6074 mètres offre une vue panoramique spectaculaire sur la Cordillère Royale et le lac Titicaca. Ce moment de récompense justifie tous les efforts déployés. La solitude des hauteurs renforce le sentiment d’accomplissement. Les alpinistes partagent rarement cette expérience intense.
- Dénivelé positif : Environ 800 mètres depuis le camp haut.
- Durée totale de l’ascension : Environ 6 heures.
- Principaux obstacles : Franchissement de crevasses au pied de l’arête.
- Pente finale : Sections raides jusqu’à 45 degrés.
Selon les guides certifiés, une acclimatation rigoureuse est indispensable avant l’ascension. L’équipement technique adapté évite les risques liés aux altitudes extrêmes. Le retour vers le camp de base commence ensuite prudemment. La sécurité prime sur toute autre considération.

Préparation, descente et notes finales pour l’expédition
La descente et le retour à la civilisation
Après avoir atteint le sommet du Chachacomani (6 074 m), la descente commence. Les alpinistes redescendent vers le camp d’altitude (5 200 m), puis au camp de base (4470 m). Le trajet traverse des glaciers instables et des crevasses. Lendemain : retour à Alto Cruz Pampa et La Paz. Phase finale exigeante.
Conseils clés et note historique
- Acclimatation préalable : Plusieurs jours à La Paz (3 600 m) indispensables.
- Condition physique : Excellente endurance nécessaire pour marche et escalade.
- Équipement technique : Crampons, piolet, corde, protection contre le froid.
- Logistique : Agence locale pour mules, guides certifiés et sécurité.
Première ascension en 1947.
Le Chachacomani, grimpé pour la première fois en 1947 par le Dr. Federico Fritz, reste une ascension exigeante mais gratifiante. Une acclimatation rigoureuse, un équipement technique adapté et une bonne condition physique sont essentiels. Le sommet récompense par une vue imprenable sur la Cordillère Royale, une expérience mémorable pour les alpinistes en quête d’authenticité.
FAQ
Quelle est la difficulté réelle de l’ascension du Chachacomani ?
L’ascension du Chachacomani est classée PD/III ou AD, ce qui indique une difficulté technique modérée mais une exigence physique élevée en raison de l’altitude. Bien que la voie ne présente pas de sections extrêmement techniques, la progression sur glacier, le franchissement de crevasses et les pentes jusqu’à 45 degrés nécessitent une bonne condition physique et une acclimatation préalable solide.
Une acclimatation de plusieurs jours à La Paz (3600 mètres) est indispensable pour minimiser les risques de mal aigu des montagnes. Cela permet à votre corps de s’adapter progressivement avant l’effort final vers le sommet.
Comment se déroule l’itinéraire classique vers le sommet depuis Cruz Pampa ?
L’ascension commence à Alto Cruz Pampa (4480 m), suivi d’une marche de 3 heures jusqu’au camp de base (4470 m) à travers les bofedales. Le lendemain, on progresse vers le camp haut (5130 m) en 3 heures, puis le jour du sommet, une ascension de 6 heures traverse le glacier, les crevasses et les pentes raides pour atteindre le sommet à 6074 m. La descente se fait généralement le même jour jusqu’au camp de base.
Selon le niveau des alpinistes, la descente peut s’effectuer soit directement jusqu’au camp de base le jour du sommet, soit en deux étapes en passant d’abord par le camp haut avant de rejoindre le camp de base le lendemain.
L’itinéraire passe par des paysages uniques, comme les bofedales (zones humides andines), avant d’aborder le glacier. Chaque étape est stratégique pour l’acclimatation, avec des étapes clés bien définies pour sécuriser l’expédition.
Combien de jours faut-il consacrer à l’ascension du Chachacomani ?
Une expédition complète dure généralement 4 jours sur place. Le premier jour consiste à rejoindre le camp de base depuis La Paz, le deuxième à monter au camp haut, le troisième à atteindre le sommet et redescendre, et le quatrième pour regagner La Paz. Le jour du sommet lui-même prend environ 6 heures d’ascension depuis le camp haut.
Ce rythme permet une acclimatation progressive et un temps de récupération entre les étapes. La descente rapide après le sommet est cruciale pour éviter les complications liées à l’altitude prolongée.
Quel équipement est indispensable pour gravir le Chachacomani ?
Un équipement technique complet est nécessaire : crampons, piolet, casque, corde d’alpinisme, harnais, mousquetons, et vêtements techniques adaptés à l’altitude (couche thermique, coupe-vent, veste isolante). Des lunettes de soleil à verres polarisés et une crème solaire haute protection sont également essentielles pour se protéger des UV intenses en haute montagne.
Les conditions glaciaires exigent un matériel adapté aux crevasses et aux pentes raides. Une bonne préparation logistique, souvent organisée avec une agence locale, garantit la sécurité et le confort tout au long de l’expédition.
Quelle est la meilleure période pour tenter l’ascension du Chachacomani ?
La saison idéale s’étend de mai à octobre, pendant la saison sèche des Andes. Ces mois offrent des conditions météorologiques plus stables, avec moins de risques de précipitations et une meilleure visibilité. Évitez la saison des pluies (novembre à avril) où les sentiers deviennent glissants et les crevasses plus dangereuses.
Cette période coïncide aussi avec des températures plus clémentes et un ensoleillement optimal pour profiter pleinement des vues panoramiques sur la Cordillère Royale et le lac Titicaca depuis le sommet.